Quand on observe un enfant, on s’aperçoit que tout lui paraît plus amusant. On se rappelle alors l’insouciance dont on faisait preuve. Tes soucis étaient bien moindres n’est-ce pas ? Tu inspirais le bonheur aux autres et tu vivais toi-même dans le bonheur. Mais alors, que s’est-il passé entre temps ?

Pendant la petite enfance, nos attitudes servent nos intérêts, ils contribuent à notre épanouissement. Tout était plus simple : lorsque tu étais heureux tu riais, quand les choses ne te plaisaient pas ou qu’elles n’allaient plus dans ton sens, tu pleurais. Plus tard, lorsque tu as commencé à parler, tu as très vite su exprimer clairement ce que tu ne voulais pas, avec le mot « non ». Un mot simple qui pourtant aujourd’hui, peut te sembler délicat de dire. Tes attentes aussi étaient claires, tu exprimais librement ce que tu voulais. L’explication que l’on attribue généralement à cela, c’est qu’un enfant est innocent, naïf, dénué de toute responsabilité. La vérité c’est qu’à l’inverse de nous, il se fiche du regard des autres et qu’il sait pardonner.

En grandissant, ta joie de vivre et ta spontanéité se sont perdues. Deux responsables à cela : le regard des autres et la critique. Tu as trop souvent été rabaissé, humilié, jugé pour tes idées ou tes actes. Attaqué sur ton physique, ton nom ou encore tes origines. Les autres t’ont interdit certaines attitudes, certaines réactions.

En devenant adulte tu en a pris conscience, pourtant, tu y as apporté une importance qui n’a pas lieu d’être. Alors tu as développé la faculté de te restreindre afin de « rentrer dans le moule ». Faire et dire comme tout le monde, ne pas être montré du doigt, plaire à tes parents, tes enseignants, tes fréquentations…

Il se peut qu’une certaine rancœur s’est progressivement installée en toi. Peut-être te sens-tu triste, colérique ou même anéanti ? Les conséquences peuvent être désastreuses : tu manques de confiance en toi, tu t’estimes peu, ta personnalité n’est pas affirmée aussi bien qu’elle le devrait, tu te méfies des autres ; ou plus grave encore : il se pourrait que tu souffres d’obésité morbide, de pensées suicidaires… Les choses peuvent aller très loin.

La solution est simple : tu dois retrouver tes attitudes passées. Tu as le droit et tu dois, pour ton bien-être apprendre à exprimer clairement ce que tu veux et ce que tu ne veux pas. Moque-toi du regard des autres, pense, dis et fais différemment si c’est ce dont tu as envie. Garde à l’esprit que pour se démarquer il ne faut en aucun cas faire comme les autres. Et n’oublie pas de pardonner et de tourner la page pour pouvoir surmonter les épreuves les unes après les autres.

Je recommande la lecture du livre Les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même de Lise Bourbon. Selon moi, il s’agit du meilleur ouvrage traitant du sujet. Il m’a ouvert les yeux sur un certain nombre de choses essentielles.

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